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Arnaque d’élèves et d’étudiants burkinabè à l’extérieur : Le MIABE se penche sur le phénomène

Le phénomène de l’arnaque des élèves et étudiants prend de plus en plus de l’ampleur de nos jours. De nombreux élèves et étudiants burkinabè vivant à l’extérieur sont souvent victimes de ce phénomène. C’est pourquoi le ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur (MIABE) a tenu le 08 septembre 2020, une réunion d’échanges autour de la question.

L’objectif de cette réunion est de jeter les bases de la réflexion en vue de trouver des solutions concrètes pour endiguer le phénomène à défaut de l’éradiquer. Et pour le Secrétaire Général du MIABE, l’Ambassadeur François d’Assise Yaméogo, qui a conduit les échanges, la situation urge. « Il faut donc agir vite en amont pour trouver des solutions ». Des solutions qui passent par l’intensification de la sensibilisation, la coopération transfrontalière, le partage d’informations utiles aux élèves et étudiants, l’implication des familles et des associations des parents d’élèves pour éviter les mauvaises fréquentations.

Sur le phénomène, les représentants de l’Interpol, de la sécurité, de l’action humanitaire ainsi que de la faîtière des associations des parents d’élève ont tous rendu des témoignages désolants de la situation à travers les plaintes et les dénonciations de victimes et des proches de victimes qu’ils ont reçues ou gérées dans leurs services respectifs.

Tous ont évoqué la nécessité de porter la question au niveau des instances de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour plus d’implication des pays de la sous-région.

Il a aussi été suggéré que les parents d’élèves, à travers leur faîtière, proposent des solutions qui seront prises en compte par un cadre de concertation éventuellement.

Des réseaux de vendeurs d’illusions proposent aux élèves et étudiants des emplois bien payés dans les mines. Et pour bénéficier de ces « opportunités », les victimes devront débourser des sommes d’argent allant de 600 000 FCFA à 900 000 FCFA, selon un rapport circonstancié sur ces nouvelles formes d’escroquerie du Consulat général du Burkina à Kumasi, en date du 11 novembre 2019 et adressé au MIABE. Ce rapport précise aussi que les victimes sont souvent séquestrées ou isolées de leurs familles après la confiscation de leurs documents d’identité, de téléphones, de diplômes et d’attestations, d’argents et bien d’autres choses personnelles.

                                                                                                                          E. BOUGMA