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Restructuration de l’Union africaine : Les amendements et observations du Burkina en préparation à Koudougou


Actualités

Koudougou abrite depuis ce lundi 07 et ce jusqu’au vendredi 11 octobre 2019, un atelier d’examen du rapport de l’Unité de mise en œuvre de la réforme sur la restructuration de la Commission de l’Union africaine. Organisé par le ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, l’atelier vise à examiner ledit rapport et à formuler des observations et amendements. Mieux, il s’agit de préparer un document à mettre à la disposition de la délégation burkinabè qui prendra part à la 36ème session du Conseil exécutif de l’Union prévue en début 2020.



La réforme, qui s’inscrit dans la perspective de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’UA se résume en trois points : une Afrique intégrée, prospère et en paix. Elle vise, en fait, à transformer l’UA en une « organisation hautement performante et efficace, capable de mettre en œuvre les priorités continentales convenues, d'attirer et de fidéliser le meilleur personnel à tous les niveaux, tout en fonctionnant dans un cadre solide de responsabilisation et axé sur la performance ».

On se souvient que lors de la 27ème session ordinaire de la Conférence de l’Union tenue les 17 et 18 juillet 2016 à Kigali, au Rwanda, il avait été décidé de confier l’étude sur cette réforme institutionnelle au Président rwandais, Paul Kagamé, alors président en exercice de l’UA. Ce dernier en a fait un rapport à la Conférence des Chefs d’Etat qui s’est penchée sur la question lors de sa 11ème session extraordinaire tenue les 17 et 18 novembre 2018 à Addis-Abeba. La Conférence avait, entre autres, arrêté la structure et les portefeuilles des hauts dirigeants de la Commission.

Chaque pays membre étant invité à examiner le rapport, l’atelier de Koudougou, qui regroupe des représentants de plusieurs secteurs ministériels (une quinzaine), devra examiner la structure des départements, des directions et des services de la Commission. Il devra également examiner les relations entre les différents services et leur budget de fonctionnement ainsi que le type de personnel.

C’est le Secrétaire général du ministère en charge de l’intégration africaine, l’Ambassadeur François d’Assise Yaméogo qui a ouvert les travaux. L’occasion pour lui de dire aux participants que « l’exercice auquel ils sont soumis permettra de disposer d’un document national faisant ressortir des remarques et propositions pertinentes du Burkina Faso qui seront soumises à l’appréciation des plus hautes autorités du pays et, par la suite, portées par nos délégations aux réunions statutaires à venir, prévues en début 2020 ».

Il permettra par ailleurs au Burkina Faso de s’approprier cette nouvelle structure quand elle viendra à être mise en œuvre et à en tirer le meilleur bénéfice.

C’est pourquoi, tout en leur rappelant que les enjeux sont énormes, au regard de l’image que l’on se fait du Burkinabè à l’extérieur : travailleur et intègre, il les a exhortés à se surpasser pour que les fruits des travaux confirment davantage cette image au moment de défendre la position du Burkina.

                                                                                                        B. NITIEMA


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